Ulcères gastriques chez le cheval
Causes, prévention et solutions
Les ulcères gastriques sont un mal répandu au sein de nos chevaux domestiques. Entre perte d’état, perte de performances et traitements onéreux, ils peuvent devenir très problématiques. Comprendre leur origine, savoir les prévenir et adapter la gestion de son cheval au quotidien est essentiel pour limiter les risques et préserver son bien-être.
Pourquoi les chevaux sont-ils sujets aux ulcères gastriques ?
La principale raison provient du fonctionnement même de l’estomac du cheval, qui produit de l’acide chlorhydrique en continu.
À l’état sauvage, un cheval se déplace continuellement pour trouver suffisamment à manger, ce qui implique qu’il consomme de petites quantités de nourriture tout au long de la journée. Son système digestif s’est donc adapté à cette particularité.
Qu’est-ce que cela implique concrètement ?
Si l’estomac d’un cheval reste vide trop longtemps, l’acide chlorhydrique s’y accumule, jusqu’à occasionner des irritations de la muqueuse digestive : les fameux ulcères gastriques.
Le consensus actuel stipule qu’un cheval ne peut pas être à jeûn plus de 4 heures, mais il est possible que cette durée soit plus courte, en particulier chez les chevaux particulièrement sensibles.
Comment éviter les ulcères gastriques chez le cheval ?
La première mesure à prendre relève du bon sens et devrait être d’application pour n’importe quel cheval afin de réduire au maximum les risques de maladies digestives, dont font partie les ulcères gastriques : éviter les longues périodes sans nourriture et nourrir avec un maximum de fourrage.
Les erreurs alimentaires les plus courantes
L’erreur la plus souvent commise est de nourrir avec beaucoup de grains et peu de foin, à raison d’1 repas le matin et 1 au soir, avec une longue période à jeûn en milieu de journée et durant la nuit.
Les grains classiques sont acidifiants et augmentent le risque d’ulcères, d’autant qu’ils sont généralement rapidement ingérés et donc peu imbibés de salive, qui possède un pouvoir tampon contre l’acidité gastrique.
Autres facteurs de risque
- Le stress est un facteur aggravant majeur.
- Les médicaments anti-inflammatoires augmentent également les risques d’ulcères gastriques.
- Les chevaux au tempérament nerveux sont prédisposés à cette pathologie et nécessitent donc plus de précautions.
Que faire si mon cheval a des ulcères gastriques ?
La gestion à court et long terme passe obligatoirement par une adaptation de l’alimentation et des conditions de vie du cheval.
Les mesures alimentaires et de gestion indispensables
- Foin à volonté (ou en filets à fines mailles pour mieux répartir la durée d’ingestion).
- Éviter le préfané, qui est acide et accentue donc l’acidité gastrique.
- Passer à un aliment sans céréales.
- Répartir la ration en plusieurs petits repas par jour plutôt que de donner 1 ou 2 repas volumineux.
- Diminuer autant que possible les facteurs de stress.
- Mettre le cheval au pré autant que possible, ce qui résout déjà naturellement une grande partie des problèmes.
Cas particulier : les chevaux de sport
Pour les chevaux de sport, le passage à un aliment sans céréales pose parfois problème, car certains d’entre eux n’ont plus suffisamment d’énergie au travail. Il existe donc des aliments « intermédiaires » spécifiques aux chevaux ulcéreux, qui contiennent des céréales mais en plus faible quantité que dans un aliment standard.
Si possible, favoriser un aliment formulé à base de céréales crues (moins fermentantes) et d’épeautre entière, qui est la céréale la mieux tolérée par l’estomac. Un mélange contenant de l’argile constitue également un atout précieux.
Compléments et traitements en cas d’ulcères persistants
Si malgré ces mesures, le cheval tend encore à développer des ulcères, il est possible de l’aider ponctuellement, de manière préventive ou curative, avec des compléments à base d’argile ou d’aloe vera.
Les ulcères à un stade avancé nécessitent un traitement médicamenteux sous suivi vétérinaire, mais il sera important de mettre en place des mesures drastiques sur le long terme afin d’éviter leur récidive.
En résumé : les points clés à retenir
- L’estomac du cheval produit de l’acide chlorhydrique en continu : il n’est pas conçu pour rester vide.
- Ne jamais laisser un cheval à jeûn plus de 4 heures.
- Privilégier le fourrage et limiter les céréales.
- Réduire le stress et éviter les anti-inflammatoires quand c’est possible.
- En cas d’ulcères confirmés, adapter l’alimentation en priorité et consulter un vétérinaire si nécessaire.
Sans Céréales | Aliment très pauvre en sucres et amidon:
Gastro Protect | Protège l’estomac des chevaux sensibles
B-Gastromix | Neutralise l’acidité et protège l’estomac
FAQ - Les questions que vous nous posez souvent
L’estomac du cheval produit de l’acide chlorhydrique en continu, car son système digestif est conçu pour une alimentation quasi permanente tout au long de la journée. Lorsque l’estomac reste vide trop longtemps, cet acide s’accumule et irrite la muqueuse digestive, provoquant des ulcères.
Le consensus actuel indique qu’un cheval ne devrait pas rester à jeûn plus de 4 heures. Cette durée peut même être plus courte chez les chevaux particulièrement sensibles.
Les principaux facteurs de risque sont : les longues périodes sans nourriture, une alimentation trop riche en grains et pauvre en fourrage, le stress, la prise de médicaments anti-inflammatoires et un tempérament nerveux.
Les grains classiques sont acidifiants. De plus, ils sont rapidement ingérés et donc peu imbibés de salive, qui joue un rôle de tampon contre l’acidité gastrique. Moins de salive signifie moins de protection pour la muqueuse de l’estomac.
Il est recommandé de fournir du foin à volonté (ou via des filets à fines mailles), d’éviter le préfané, de passer à un aliment sans céréales et de répartir la ration en plusieurs petits repas par jour. Pour les chevaux de sport, des aliments intermédiaires contenant moins de céréales existent, idéalement à base de céréales crues et d’épeautre entière.
Le préfané est un aliment acide, ce qui accentue l’acidité déjà présente dans l’estomac et aggrave les irritations de la muqueuse digestive.
Des compléments à base d’argile ou d’aloe vera peuvent être utilisés de manière préventive ou curative. Un aliment contenant de l’argile est également un atout précieux dans la gestion quotidienne.
>> Découvrez notre B-Gastromix
Pas systématiquement. Une adaptation de l’alimentation et des conditions de vie peut suffire dans les cas légers. En revanche, les ulcères à un stade avancé nécessitent un traitement médicamenteux sous suivi vétérinaire, accompagné de mesures de gestion sur le long terme pour éviter les récidives.



