Les céréales dans l’alimentation

Les céréales dans l'alimentation

Nutrition Equine

Les céréales dans l’alimentation du cheval

Sous quelle forme et pourquoi ?

Orge, avoine, maïs, épeautre… Les céréales font partie de l’alimentation du cheval depuis des siècles, mais toutes ne se valent pas.

Quelles sont leurs propriétés respectives ? Sous quelle forme les distribuer ? Et quelles précautions prendre ? Cet article fait le point.

Pourquoi donne-t-on des céréales aux chevaux ?

L’utilisation du cheval au travail remonte à plusieurs millénaires. Les efforts demandés à ces chevaux étant importants, une alimentation exclusivement à base d’herbe ou de fourrage était insuffisante pour leur fournir l’énergie nécessaire. C’est ainsi que les céréales sont apparues dans l’alimentation équine.

La tradition s’est perpétuée et, de nos jours, elles font toujours partie intégrante de la ration de nombreux chevaux.

Quelles céréales pour les chevaux ?

Les céréales les plus fréquemment utilisées dans l’alimentation des chevaux sont l’orge, l’épeautre, l’avoine et le maïs. Le blé est exclu, car il est mal toléré par les chevaux en raison de sa richesse en gluten.

Ces céréales présentent chacune des propriétés distinctes, que ce soit en termes d’apport énergétique ou de digestibilité. Le maïs est la plus énergétique, car la plus riche en amidon, mais aussi la moins digeste, tandis que l’avoine est la plus digeste. Si de nombreuses idées reçues circulent concernant les effets « excitants » de l’avoine, aucune hypothèse n’a été confirmée à ce jour. Il faut avant tout tenir compte de la quantité distribuée et de la variété d’avoine utilisée, car il en existe plusieurs.

L’orge et l’épeautre, quant à elles, offrent un bon compromis entre apport énergétique et digestibilité. Comparativement, l’épeautre est plus riche en protéines que l’orge.

L’avoine rend-elle vraiment les chevaux nerveux ?

Si de nombreuses idées reçues circulent concernant les effets « excitants » de l’avoine, aucune hypothèse n’a été confirmée à ce jour. Il faut avant tout tenir compte de la quantité distribuée et de la variété d’avoine utilisée, car il en existe plusieurs.

À retenir : les effets supposés de l’avoine sur le comportement du cheval n’ont jamais été scientifiquement démontrés. La quantité et la variété utilisée sont des facteurs bien plus déterminants.

Orge et épeautre : le bon compromis

L’orge et l’épeautre offrent un bon compromis entre apport énergétique et digestibilité. Comparativement, l’épeautre est plus riche en protéines que l’orge, ce qui peut orienter le choix en fonction des besoins du cheval.

Sous quelle forme distribuer les céréales au cheval ?

Chaque céréale présentant un niveau de digestibilité propre, des techniques ont été développées afin de l’améliorer. Il existe plusieurs méthodes de transformation :

Les méthodes mécaniques, comme l’aplatissage ou le concassage, et les méthodes thermiques, comme le floconnage, permettent d’augmenter la digestibilité des céréales. Le maïs, par exemple, étant peu digeste à l’état brut, doit obligatoirement subir une transformation avant d’intégrer un aliment.

Digestibilité et effets secondaires : le revers de la médaille

Plus la transformation est importante, plus la céréale gagne en digestibilité. Cependant, ce gain s’accompagne d’une augmentation de la fermentescibilité et de l’indice glycémique. C’est pourquoi les céréales sont désormais déconseillées, voire proscrites, pour les chevaux sujets aux ulcères gastriques, aux coliques gazeuses récidivantes et aux pathologies liées aux sucres.

Concrètement, une céréale crue sollicitera davantage le système digestif mais induira moins de fermentations et de pics de glycémie. À l’inverse, une céréale floconnée sera très digestible mais provoquera des fermentations — allant de pair avec une acidification — ainsi que des pics de glycémie, pouvant s’accompagner de nervosité.

Bonnes pratiques de distribution

Attention : quelle que soit la forme utilisée, il est important d’éviter la distribution de grandes quantités et surtout toute modification brutale du dosage ou de la composition de l’aliment. Le système digestif du cheval est fragile : ces pratiques inadaptées exposent fortement au risque de colique.

Aucun aliment n’est fondamentalement bon ou mauvais ; l’important est toujours de bien le choisir et, surtout, de bien l’utiliser.

FAQ - Questions fréquentes sur les céréales pour chevaux

Les quatre céréales les plus courantes dans l'alimentation équine sont l'orge, l'épeautre, l'avoine et le maïs. Le blé est exclu en raison de sa richesse en gluten, mal toléré par les chevaux.

Aucune hypothèse sur les effets excitants de l'avoine n'a été confirmée à ce jour. La quantité distribuée et la variété d'avoine utilisée sont des facteurs bien plus déterminants que la céréale elle-même.

Les céréales peuvent être distribuées crues ou transformées par aplatissage, concassage ou floconnage. Plus la transformation est importante, plus la céréale est digestible, mais plus elle génère de fermentations et de pics de glycémie.

Le blé est mal toléré par les chevaux en raison de sa richesse en gluten. Il est donc exclu de l'alimentation équine au profit d'autres céréales mieux adaptées.

Vous cherchez un aliment adapté aux besoins de votre cheval, avec ou sans céréales ?

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