Dermite estivale chez le cheval
Tout comprendre sur la gale d’été
La dermite estivale, plus communément appelée gale d’été, est une pathologie très fréquemment rencontrée chez nos chevaux et parfois difficile à maintenir sous contrôle.
Qu’est-ce que la dermite estivale (gale d’été) ?
La dermite estivale se manifeste durant la belle saison par des démangeaisons de la queue et/ou de la crinière. Certains chevaux sévèrement atteints peuvent se gratter jusqu’à s’occasionner des plaies et/ou se gratter à d’autres endroits du corps.
Elle est principalement causée par une allergie aux piqûres de culicoïdes, petits moucherons que l’on rencontre lorsque le beau temps revient et qui sont particulièrement actifs en journée.
Quels sont les facteurs de risque de la gale d’été ?
Cette allergie peut être plus facilement déclenchée ou accentuée par plusieurs facteurs de risque :
- Points d’eau stagnante à proximité (favorables à la reproduction des culicoïdes)
- Prédisposition génétique
- Alimentation trop riche en sucres ou en protéines (induisant un état inflammatoire)
- Chocs émotionnels (même parfois très anciens)
- Stress
Comment traiter et prévenir la dermite estivale ?
C’est généralement la combinaison de plusieurs mesures qui permettront d’améliorer la situation.
En prévention
Éviter une alimentation trop riche en sucres ou en protéines et, si possible, choisir un environnement peu à risque. Il est également possible de réduire drastiquement le risque de piqûres en couvrant le cheval d’une chemise anti-mouches, qui doit idéalement couvrir l’encolure.
Traitements alternatifs contre la gale d’été
Si la maladie est déjà installée, il est possible de mettre en place des traitements alternatifs en combinant la phytothérapie et l’acupuncture ou le shiatsu. Ce protocole inclut un drainage à la sortie de l’hiver pour réduire l’état inflammatoire du corps.
Pour augmenter les chances de réussite, il est conseillé de se faire accompagner par un professionnel pour choisir les plantes les plus spécifiques et surtout de débuter les soins avant l’apparition des premiers symptômes, soit début mars.
Pour les chevaux très sensibles
Lorsque ces mesures s’avèrent insuffisantes, il existe des cures de désensibilisation réalisées par le vétérinaire.
Si le cheval présente des plaies nécessitant des soins, éviter les produits agressifs pour la peau qui vont entretenir l’inflammation et potentiellement aggraver les démangeaisons. Favoriser les baumes apaisants et cicatrisants.
La dermite estivale : une gestion annuelle indispensable
Puisqu’il s’agit d’une allergie, la dermite estivale doit se gérer tous les ans. Heureusement, un suivi adapté apporte souvent une amélioration !
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FAQ - Les questions que vous nous posez souvent
Non, la dermite estivale n'est pas contagieuse. Il s'agit d'une réaction allergique individuelle à la salive des culicoïdes. Au sein d'un même groupe de chevaux, seuls les individus génétiquement prédisposés développeront la maladie.
Malheureusement, il n'existe pas de traitement curatif de la dermite estivale. Puisqu'il s'agit d'une allergie, elle est récidivante et doit être gérée chaque année. En revanche, un suivi adapté combinant prévention, phytothérapie et protection physique permet souvent d'améliorer significativement le confort du cheval au fil des saisons.
La gale d'été se déclare généralement entre 2 et 4 ans. Les symptômes apparaissent au printemps, s'intensifient en été et régressent à l'automne. Ils reviennent chaque année, souvent de manière plus marquée que l'année précédente. La maladie peut également se déclencher pour la première fois chez un cheval adulte, notamment lors d'un changement d'environnement.
Oui, même si tous les chevaux peuvent être concernés, certaines races présentent une prédisposition génétique à la dermite estivale : c'est notamment le cas des Shetlands, Islandais, Frisons, Pur-Sang Arabes, Connemara ou encore des traits Bretons. La composante héréditaire est avérée : au sein d'une même famille, plusieurs membres peuvent être touchés.
L'idéal est de débuter les soins avant l'apparition des premiers symptômes, soit dès le début du mois de mars. Un drainage à la sortie de l'hiver permet de réduire l'état inflammatoire du corps avant la saison des culicoïdes. Plus les soins sont débutés tôt, plus ils ont de chances d'être efficaces.
La couverture ou chemise anti-mouches reste à ce jour l'une des solutions les plus efficaces pour protéger un cheval de la dermite estivale. Elle doit idéalement couvrir l'encolure pour protéger les zones les plus sensibles. Elle ne traite pas l'allergie mais réduit drastiquement le contact avec les culicoïdes, limitant ainsi l'apparition ou l'aggravation des symptômes.
Sur les plaies liées à la gale d'été, il est conseillé d'éviter les produits agressifs pour la peau qui entretiennent l'inflammation et peuvent aggraver les démangeaisons. On privilégiera des baumes apaisants et cicatrisants pour favoriser la guérison cutanée sans irriter davantage les tissus.



