Les maladies respiratoires chez le cheval
Quelles en sont les causes et comment les gérer ?
Nous sommes à l’entrée de l’hiver, la saison des maladies respiratoires est ouverte ! Mais quelle est la nature de ces maladies ?
Il en existe deux principales: d’une part ce que nous appelons communément les rhumes, et d’autre part l’asthme qui est une allergie respiratoire.
Si les deux se manifestent surtout en hiver, leurs causes sont bien différentes.
Les rhumes sont surtout liés à des refroidissements et/ou un affaiblissement du système immunitaire qui permettent l’installation de virus ou de bactéries dans le système respiratoire. Entre les changements de températures, les courants d’air et la transpiration ou la tonte, les occasions de prendre un coup de froid sont nombreuses.
Pour réduire les risques, évitez au maximum les situations induisant un refroidissement et donnez un complément approprié pour stimuler l’immunité. Si votre cheval est malade, c’est votre vétérinaire qui déterminera quel est le traitement le plus adéquat.
Quant à l’asthme, c’est une autre histoire. Si le terme emphysème est régulièrement utilisé, il faut savoir qu’il correspond à un stade avancé de l’asthme. Les chevaux qui en sont atteints sont souvent allergiques ou intolérants aux poussières ou aux mycotoxines que l’on trouve facilement dans les foins, même en quantité très faible. Étant donné que beaucoup de chevaux sont rentrés en box ou en stabulation pour l’hiver, c’est à ce moment-là que les symptômes apparaissent.
Si un simple rhume se manifeste principalement par de la toux et un écoulement des naseaux (jetage), l’asthme s’accompagne de difficultés à respirer parfois sévères (naseaux dilatés, fréquence respiratoire accélérée, coups de flancs et contraction des abdominaux qui donne l’impression de « pomper »).
Autant le rhume est passager, autant l’asthme est une maladie chronique qui tend à s’aggraver d’année en année si aucune mesure n’est prise.
Quels sont les facteurs de risque de l’asthme ?
Il s’agit principalement des foins, litières et écuries poussiéreuses et des foins contaminés par des mycotoxines (dont la présence est élevée dans les foins récoltés en conditions humides ou exposés à la pluie durant le stockage).
S’il est bien pratique de stocker la paille au-dessus des boxes et de simplement la lancer au sol au moment du paillage, c’est très à risque pour un cheval asthmatique, de même que la distribution de foin en hauteur plutôt qu’au sol (dépôt des poussières dans les naseaux).
Les poussières et mycotoxines irritent la muqueuse respiratoire, qui devient plus fragile aux
agressions. Un box sale augmente le risque en raison des émanations d’ammoniac provenant de l’urine.
Gérer un cheval asthmatique ?
Avant tout éviter un maximum de poussière : l’idéal est une vie à l’extérieur. À défaut, si possible un box qui s’ouvre vers l’extérieur (plutôt que dans une écurie fermée). Si le cheval est au box, le sortir au moment du paillage ou choisir une litière moins poussiéreuse comme le lin par exemple.
Pour le foin, il existe plusieurs solutions : le tremper brièvement, le passer au purificateur ou le remplacer par un fourrage enrubanné. Si un préfané humide induit facilement des diarrhées ou ballonnements, il existe maintenant des préfanés « secs » ou des foins emballés qui contiennent moins de poussières.
En soutien, vous pouvez aussi faire des cures de compléments à base de plantes aux effets apaisants.
Si la pathologie est avancée, un suivi par le vétérinaire est nécessaire.
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FAQ - Les questions que vous nous posez souvent
Les maladies respiratoires du cheval sont principalement le rhume (affection respiratoire aiguë) et l’asthme équin, une maladie respiratoire chronique d’origine allergique. Elles apparaissent souvent en hiver, mais leurs causes, leur gravité et leur prise en charge sont très différentes.
En hiver, les problèmes respiratoires chez le cheval sont favorisés par les variations de température, les courants d’air, la transpiration après l’effort, la tonte, ainsi que par un affaiblissement du système immunitaire. Ces conditions facilitent l’installation de virus et de bactéries responsables de la toux et des rhumes.
Une simple toux chez le cheval s’accompagne généralement d’un écoulement nasal (jetage) et disparaît en quelques jours.
L’asthme équin, en revanche, provoque des difficultés respiratoires parfois sévères : respiration rapide, naseaux dilatés, coups de flancs et contraction des abdominaux. Il s’agit d’une maladie chronique qui peut s’aggraver sans mesures adaptées.
Les principaux facteurs de risque de l’asthme équin sont :
Les foins poussiéreux ou contaminés par des mycotoxines
Les litières poussiéreuses
Les écuries mal ventilées
Les émanations d’ammoniac dans les boxes mal entretenus
La distribution du foin en hauteur ou le stockage de la paille au-dessus des boxes augmentent également l’exposition aux poussières.
Pour améliorer le confort respiratoire d’un cheval asthmatique, il est essentiel de réduire l’exposition à la poussière. Une vie au pré est idéale, sinon un box bien ventilé avec une litière peu poussiéreuse est recommandé. Le foin peut être trempé, purifié ou remplacé par un fourrage adapté. En soutien, des compléments respiratoires à base de plantes peuvent aider, en complément d’un suivi vétérinaire si nécessaire.



