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Alimentation et pathologies orthopédiques chez le cheval

Alimentation et pathologies orthopédiques chez le need

Alimentation et pathologies orthopédiques chez le cheval :

Comment prévenir les risques ?

Les pathologies orthopédiques sont multiples et variées et touchent de nombreux chevaux, parfois dès un très jeune âge. OCD, syndrome naviculaire, arthropathie dégénérative : la liste est longue, et si la génétique est souvent mise en avant pour expliquer ces maladies, elle ne suffit pas à elle seule à déclencher les lésions et les symptômes.

Beaucoup de propriétaires et éleveurs de chevaux savent que les conditions de mise au travail jouent un rôle dans l’apparition des pathologies orthopédiques, mais bien moins semblent informés de l’impact d’une alimentation inadéquate durant la croissance. C’est généralement lorsque les symptômes apparaissent qu’on s’intéresse au problème. Pourtant, la mise en place préventive d’une alimentation équilibrée durant toute la croissance, même juste avant la naissance, éviterait bien des soucis.

Qu’est-ce qu’une alimentation équilibrée pour le cheval ?

Une alimentation équilibrée, c’est une ration qui apporte suffisamment d’énergie pour soutenir les besoins métaboliques de l’organisme du cheval, mais pas trop, et qui fournit simultanément assez de tous les nutriments essentiels à son bon fonctionnement, dans le respect des équilibres nécessaires à leur bonne assimilation et métabolisation.

La ration doit contenir assez de protéines, de minéraux, d’oligo-éléments et de vitamines, avec les bons rapports calcium/phosphore, zinc/cuivre, etc.

Lorsque certains nutriments sont déficitaires ou qu’il y a des déséquilibres dans l’alimentation, cela entrave certaines fonctions métaboliques, avec un effet « boule de neige » au fil du temps : l’organisme se fragilise et le risque de pathologies orthopédiques augmente.

La croissance, étape clé dans la prévention des pathologies orthopédiques

Chez le poulain ou le cheval en croissance, les besoins énergétiques et nutritionnels sont très élevés. Lorsque l’alimentation ne couvre pas ces besoins, cela interfère avec la croissance et le bon développement des tissus, dont les articulations. C’est déjà le cas in utero : chez la jument gestante, c’est durant le dernier tiers de gestation que le développement du fœtus est le plus important. Pour certains nutriments, c’est aussi le moment où le futur poulain constitue ses réserves pour le début de sa vie.

Une poulinière carencée ou surnourrie en fin de gestation présente des risques élevés de donner naissance à un poulain plus exposé aux pathologies orthopédiques durant sa vie.

De nombreuses études ont en effet dressé les constats suivants concernant le lien entre alimentation et pathologies orthopédiques chez le cheval :

  • le risque de problèmes orthopédiques augmente chez les poulains issus de mères nourries avec des excès d’aliments riches en sucres et amidon ;
  • ces poulains naissent avec des taux d’insuline plus élevés que la normale ;
  • les taux élevés d’insuline interfèrent avec l’ossification des os ;
  • le développement est retardé en cas de carence protéique, et le risque de pathologie orthopédique augmente en cas de carence en acides aminés essentiels (tels que la lysine ou la méthionine par exemple) ;
  • le risque de problèmes orthopédiques augmente avec la distribution de grandes quantités d’aliments riches en sucres et amidon durant la croissance du cheval ;
  • le risque de problèmes orthopédiques augmente en cas de carences en zinc et cuivre ;
  • les épisodes de stress intenses, y compris un sevrage inadapté, induisent d’importantes élévations de l’insuline, parfois pendant plusieurs mois.

Par ailleurs, des apports déséquilibrés en minéraux ou oligo-éléments dans l’alimentation (par exemple un rapport calcium/phosphore non respecté, ou d’importants excès de calcium ou de fer) interfèrent avec l’assimilation d’autres nutriments, ce qui induit des carences secondaires. Les poulains qui reçoivent de trop grandes quantités de grains tendent également à avoir une croissance trop rapide, ce qui fragilise aussi les articulations.

Comment prévenir les pathologies orthopédiques liées à l’alimentation chez le cheval ?

Pour limiter les risques de pathologies orthopédiques liées à l’alimentation, plusieurs bonnes pratiques peuvent être mises en place chez le cheval en croissance :

  • mettre idéalement le jeune cheval à l’herbe au moins durant ses trois premières années de vie (prairie avec une herbe abondante) ;
  • s’il doit recevoir du foin, favoriser une coupe précoce ou une seconde coupe, mieux équilibrées en nutriments – les foins « standards » présentant souvent des carences trop importantes pour un cheval en croissance ;
  • éviter les grandes quantités de foin de luzerne (excès de protéines, calcium et fer) ;
  • complémenter avec un aliment élevage ou croissance de manière raisonnée : supplémenter la mère durant la fin de la gestation et le poulain au moins jusqu’à 3-4 ans, éviter les grandes quantités (viser environ 500-600 g/100 kg de poids), avec une quantité moindre si le cheval est à l’herbe ;
  • complémenter la poulinière et le jeune cheval en croissance avec un complément minéralo-vitaminé de bonne qualité (bien équilibré et avec des formes assimilables) ;
  • de manière préventive, au moment du débourrage ou en cas de croissance très rapide, le jeune cheval peut recevoir des chondroprotecteurs (glucosamine, chondroïtine, acide hyaluronique).

En résumé

La santé ostéoarticulaire de nos chevaux se prépare donc dès leur naissance, et même un peu avant. Une alimentation adaptée à chaque étape de la croissance reste l’un des meilleurs leviers de prévention face aux pathologies orthopédiques.

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– A la poulinière en gestation.
– A la poulinière en lactation.
– Au poulain en croissance.

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– Compenser les carences en vitamines et minéraux.
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– Aider à reprendre de l’état.
– Favoriser la croissance du poulain.

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Particulièrement recommandé pour:
– Améliorer la souplesse générale du cheval.
– Soutenir et protéger les articulations, les cartilages et les tendons en période d’efforts.
– Apporter plus de confort locomoteur.
– Les chevaux le mangent très bien.

Idéal en cure de fond ou en période de travail soutenu.

FAQ - Les questions que vous nous posez souvent

Les pathologies orthopédiques les plus fréquentes incluent l'OCD, le syndrome naviculaire et l'arthropathie dégénérative. Elles peuvent toucher les chevaux dès un très jeune âge.

Une alimentation déséquilibrée (excès de sucres et d'amidon, carences en protéines, en zinc ou en cuivre) perturbe les fonctions métaboliques et le développement des tissus, dont les articulations, augmentant ainsi le risque de pathologies orthopédiques.

Dès la gestation, en particulier durant le dernier tiers, période où le développement du fœtus est le plus important. Une jument carencée ou surnourrie à ce stade expose davantage son poulain aux pathologies orthopédiques.

Les protéines, les acides aminés essentiels (lysine, méthionine), le zinc, le cuivre, ainsi qu'un bon équilibre du rapport calcium/phosphore.

En privilégiant l'herbe durant les trois premières années, un foin de coupe précoce ou de seconde coupe, en évitant l'excès de luzerne, et en complémentant de façon raisonnée (aliment croissance, complément minéralo-vitaminé, voire chondroprotecteurs au débourrage).

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